.png)
Face à l’urgence climatique, les entreprises doivent se transformer. Mais qui sont les acteurs de cette transition ? Souvent, ce sont les salarié·e·s eux-mêmes qui font bouger les lignes de l’intérieur. On les appelle les “transféreur·euse·s de l’écologie”. Focus sur un mouvement qui bouscule les organisations… et redonne du sens au travail.
Lors d’un webinaire organisé par Ma Petite Planète autour du thème de l’engagement écologique en entreprise, 3 intervenants ont partagé leurs expériences, outils et bonnes pratiques pour aider les salariés à devenir acteurs de la transition écologique.
Gaëtan Brisepierre, sociologue, a forgé le terme de "transféreur.euse.s de l'écologie" pour désigner ces salarié·e·s qui, sans que cela figure dans leur fiche de poste, s’investissent volontairement pour faire entrer l’écologie dans leur quotidien professionnel. Ils cherchent à aligner leurs valeurs personnelles avec leurs pratiques au travail, comblant ainsi la dissonance entre leurs gestes écoresponsables à la maison et leur environnement professionnel.
<aside>
💡 Le saviez-vous ?
86 % des salarié·e·s français se considèrent comme porteurs de valeurs écologiques au travail (ADEME, Harris Interactive, 2022)
</aside>
« Ce ne sont pas juste des collaborateurs qui réalisent des écogestes au travail mais des personnes qui cherchent à faire évoluer l’organisation pour favoriser la diffusion de pratiques écologiques. Ce sont des activistes en quelque sorte.» explique Gaëtan Brisepierre.
Cet engagement, souvent discret au départ, devient un véritable levier de transformation dans les organisations.
Pour les salarié·e·s, l’engagement écologique en entreprise n’est pas qu’un acte militant : c’est aussi une source de sens et de développement personnel. Comme l’a rappelé Anne Le Corre, cet engagement permet de :
En d’autres termes, il s’agit d’une véritable montée en compétences, bénéfique autant pour l’individu que pour l’organisation.